Qu’est-ce qu’un mandala?

Qu’est-ce qu’un mandala?

Le mandala, dans la spiritualité bouddhiste, est une représentation de l’univers sous forme de cercle. Mandala signifie littéralement cercle. Ce cercle est orné de motifs divers qui rappellent les relations qui nous lient à l’univers, au cosmos. Ce cercle est souvent inséré dans un carré qui représente la prise de conscience de ces liens.

Ce qu’exprime pour moi le mandala

Pour moi, le mandala, que je reprends dans une perspective ouverte, est donc une forme privilégiée pour exprimer ces relations qui nous lient à nous-même, à l’autre, à la société et à la nature et une invitation à les considérer sous un nouvel angle, celui de l’interdépendance. Les motifs répétés qui composent le mandala, telle une prière ou une litanie, expriment l’abondance de la nature, la grâce surabondante de la vie. Ce mouvement de répétition, qui s’exprime autant dans le processus de création que lors de l’observation du mandala, favorise la concentration et invite à la méditation.

Une vision différente

Le cercle est pour moi le symbole d’une vision cosmologique ou systémique qui s’oppose à une vision anthropocentrique et dualiste. Dans la vision anthropocentrique qui, disons-le, prédomine dans notre société actuelle, l’être humain est au centre de la nature. Il la domine, utilise sans limites ses ressources pour son propre profit, dans une attitude qui manifeste un manque d’égards envers la nature, considérée comme inerte et entrevue purement dans son rapport matériel. La nature est au service de l’Homme. Dans une vision cosmologique, circulaire, l’être humain ne se situe pas au centre, mais fait partie du tout qu’est l’univers. Il en est une composante qui demeure en lien étroit avec toutes les autres, conscient de l’interdépendance qui unit tous les éléments de l’univers, lui-même compris. Il ne domine pas la nature : il en fait partie. Dans cette perspective, agir à l’encontre de la nature, c’est agir contre soi-même. Cette vision confère à l’Homme un rôle prépondérant, celui d’être le gardien, l’intendant de l’univers, rôle qui lui est confié par le Grand Artiste, le Créateur de cette nature qui dépasse l’Homme. L’Homme est non seulement au service de la nature : il en est responsable. Cette vision se rapproche de la spiritualité autochtone et de la notion du cercle de vie.