De riches mélanges

Le dimanche matin, au lever, c’est presque un classique : je vais vers mon système de son et je mets de la musique de Bach. Inévitablement, me vient un mot inspiré par ces mélodies enjouées, le mot « ensoleillé ». Je ne sais pourquoi, la musique de Bach m’apparaît telle. Elle me fait l’effet d’un belle matinée invitant à la détente et rayonnante de lumière et de beauté. Mais ce n’est pas tout…

Rien de mieux, ces dimanches matin-là, que de savourer, en plus, de moelleux croissants chauds et un peu de confiture d’abricots (que j’avais découverte en France) accompagnés du bon fromage Brise du matin de la région de Portneuf. Rien de mieux aussi que de boire un bon café expresso, comme il s’en fait d’excellents dans les cafés parisiens, avec un soupçon de miel doré de nos champs bien québécois. Mélanges de relents de voyage à Paris… et de tournées gourmandes d’ici. Mélange des genres qui donne de suprêmes plaisirs. Et tout ça, sur des airs de Bach… vous imaginez?

JS Bach Alexandre TharaudC’est un peu ce qui me vient en tête quand j’écoute ce disque tout récent dans ma discothèque personnelle. Il faut parfois aller bien loin pour s’enticher de petits trésors bien d’ici. Je m’explique : c’est lors d’un court voyage chez mon frère, à Gatineau, que j’ai découvert, moi de Québec même, ce disque conjoint des Violons du Roy (ensemble de musique de chambre réputé de la ville de Québec dirigé par Bernard Labadie) et du jeune pianiste d’origine parisienne Alexandre Tharaud. Quoi, du Jean-Sébastien Bach au piano, allez-vous me dire! Le clavecin détrôné! Eh oui, et le mélange des genres est parfait. La touche sensible et nerveuse du pianiste de renom français et l’énergie débordante et décidée des Violons du Roy font un mariage très heureux. Les approches musicales de chacun s’accordent à merveille. Ainsi, les quatre concertos pour clavier et orchestre de Bach revisités prennent une nouvelle dimension…

Voici ce qu’en dit Alexandre Tharaud : « L’idée nous est venue à la suite de mon premier concert avec Les Violons du Roy en août 2008 au Festival du Domaine Forget, au Québec. Si nous partagions l’envie de poursuivre notre travail sur Bach amorcé sur scène, c’est qu’il nous semblait pertinent d’associer dans ce répertoire le piano aux instruments modernes utilisant l’archet baroque. La colonne vertébrale de ce programme s’est imposé naturellement, avec ces quatre concertos BWV 1052, 1054, 1056 et 1058, qui sont à mon sens les plus adaptés au piano. […] [Nous avons choisi] un piano des années 1980 dont le son chaud, légèrement patiné, me fait penser aux pianos des années 1960. Pour les concertos […], nous l’avons installé sur la scène du Palais Montcalm, non pas devant l’orchestre mais derrière, dans une position de musique de chambre. »

Bref, à vous maintenant de déguster le résultat de ces riches mélanges. De quoi parfumer vos dimanches matin hivernaux de délicieuses fantaisies. Vous savez quoi? En prime, vous aurez droit à l’Adagio du Concerto pour hautbois de Marcello interprété aussi par M. Tharaud au piano. Encore de quoi déboussoler vos débuts de journée avec gaieté…

Et vive les croissants et la confiture d’abricot servis avec des fromages de chez nous!

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