Linoléum

quelques lambeaux blancs
s’agitent sur le linoléum
fragments de ciel
dans un espace endormi

j’écoute les débris
répandus
qui s’ébranlent en moi
et les échos de l’antichambre
où je me terre

cent vingt soubresauts
flottent sous les cheveux
comme une île esseulée
à la dérive

des rades aux eaux noires
caressent des navires
toutes voiles tendues
mais qui ne s’envolent pas

et toujours
les panaches lumineux
s’agitent sur les ponts cirés
éclats de jours lointains
perdus au milieu de l’océan
de tuiles caoutchoutées

© Ghislain Bédard, 2009

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