Le soupir des vagues

Je vous fais part ici d’un court extrait poétique du roman que je suis en train de lire. On y perçoit un grand amour des livres, de l’objet tout autant que de l’œuvre d’imagination. Je vous le livre tout simplement pour charmer l’envie de lire en vous… et susciter le désir de tenir un livre entre vos mains, de sentir la texture du papier, de humer le parfum de l’encre :

Parfois, la lectrice colle une oreille contre un livre pour écouter le soupir lointain des vagues. Dans la fosse entre deux pages, elle touche du bout des doigts un banc humide de sable froid incrusté de parcelles de coquillages irisés. Le papier lui-même, avec ses nervures et sa pente douce, semble l’inviter.

Elle s’aventure avec précaution; ses pieds nus avancent comme des escargots sur les pierres tranchantes.

Extrait tiré de WHARTON, Thomas, Un jardin de papier, Alto, 2007, p. 159.

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