il faut des ciels bleus
des rivières et des montagnes
pour assouvir le goût
que j’ai de toi
et de ta peau
mais les fusées détruisent
un espace entre nous deux
une atmosphère
polluée d’indifférence
éteint parfois
la saveur des choses
alors les vents chassent l’ennui
et tes mains sèchent la pluie
G. B.
© Ghislain Bédard, 2007