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Cercle de vie

sur une carte du ciel dépliée
je cherche la lumière
des cercles que tu dessines

les échos de tes sphères
rejaillissent sans cesse
sur les rangées d’arbres fiers

ta voix est pénétrante de vie
ton espace ouvert aux infinis
ton chemin celui de la terre

ours écureuils mouffettes élans
tapissent ta chevelure noire
et dansent ton chant sacré

ma raison d’être circule en mes veines
tu me dis de la tracer sur papier
pour y déployer la voie rouge

un chemin de beauté m’appelle
comme une spirale de vie enroulée
autour de ma taille et de mon cœur

mais attristé, je m’y refuse parfois
la peur m’attache au tronc
je flaire trop de passages inconnus

cependant je sais que tu marches avec moi
je suis lentement les jours lumineux
qui se déroulent devant nos visages

car un grand esprit m’anime
un mystère m’entraîne dans la ronde
mon âme se secoue au son vibrant du tambour

Mon mandala L’eau (voir le billet Toute une surprise : je suis lauréat!) est exposé à partir d’aujourd’hui 18 octobre au domaine de Maizerets − 2000, boul. Montmorency, à Québec −, et ce, jusqu’au 7 novembre prochain.

Si vous allez y jeter un coup d’œil, vous me le faites savoir… D’accord?

Pensez-y bien!

Voici une photo du portail du cimetière de Pont-Rouge prise lors de ma randonnée de la fin de semaine dans la région de Portneuf. De quoi faire sourire… et réfléchir!

Pensezybien

Saviez-vous que…

1. Dans l’usage courant, le nom alternative est souvent utilisé de façon inappropriée. Quand on écrit, par exemple : « Il nous faut proposer une alternative écologique au mode de vie consumériste », on en fait un emploi fautif, même si l’on est d’accord avec le propos! Le mot alternative est un anglicisme au sens de « solution de rechange ». En français, une alternative représente une situation où il n’y a que deux possibilités opposées, un choix entre deux éventualités. Perdre ou gagner son pari, voilà une alternative. Mais on peut proposer sans problème une solution de rechange écologique à nos modes de vie axés sur la consommation et l’exploitation des ressources…

Pour ce qui est de l’adjectif alternatif/alternative, on peut cependant l’utiliser pour désigner « un mode de vie plus adapté à l’individu que celui de la société industrielle » (Multidictionnaire). On parlera d’un mode de vie alternatif ou d’une philosophie alternative, par exemple. Mais à médecine alternative, on privilégiera toujours médecine douce. Bref, on n’a qu’une alternative : bien employer ce mot, ou l’utiliser à tort et à travers…

2. Eh non! il n’y a pas de « z » dans le mot vingt… Désolé! Et pourtant, on entend souvent, à l’oral, un drôle de zézaiement : « vingz écoles, cent vingz enfants… ou deux cent vingz amis Facebook! » Ouf! Il est temps de redonner au mot vingt son « t » — comme dans « ton thé t’a-t-il ôté ta toux? » — devant une voyelle. Et qu’il retrouve sa san… té avec un « thé » avant vingt années!

3. Après le zézaiement, je cible le bégaiement. Et d.. de quoi va-t-on parler? De « de »! Voyons cette phrase : « L’organisme a besoin de d’autres personnes à l’occasion pour s’occuper de d’autres projets. » Bien sûr, on retrouve ici le réflexe (normal) de prononcer et la préposition « de » suivant un verbe transitif indirect et l’article partitif accompagnant « autres ». Mais par euphonie, la préposition et le déterminant partitif se confondent. « De » se suffit donc amplement à lui-même! Ainsi, on dira sans hésiter : « On a besoin d’autres personnes à l’occasion pour s’occuper d’autres projets. »

Présentement, je suis un cours vraiment fascinant sur l’héritage spirituel amérindien, donné par un philosophe que j’aime beaucoup, mon maître à penser en quelque sorte : Jean Proulx, auteur de La Chorégraphie divine (1999; réédité en 2008), d’Artisans de la beauté du monde (2002) et, plus récemment, du Dieu cosmique : À la recherche du Dieu d’Einstein (2008), coécrit avec Jacques Languirand. La vision cosmologique et spirituelle des autochtones est des plus inspirantes. La nature et l’univers sont bienveillants et vivants et enseignent l’humain, qui en tire des leçons de sagesse.

Une pensée, toute simple, m’a nourri ce matin, un brin de sagesse qu’on aurait intérêt à comprendre et à vivre en profondeur, avec ce que ça implique pour nos façons de vivre. Je vous la livre ici.

La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre.

Changement de perspective. Une vision qui me rejoint profondément. Moi, l’amoureux de la nature et de l’univers. Profonde appartenance de l’humain à la Terre d’abord. Il ne se situe pas au-dessus! Comment peut-on continuer à prendre avec avidité à la Terre-Mère qui nous porte et nous nourrit, selon ce point de vue?

« C’est le 25 septembre 2009 que les habitants de la Terre commencent à dilapider les ressources naturelles pour les générations futures, et ce, jusqu’à la fin de l’année. Notre empreinte écologique en ce jour du dépassement (earth overshoot day) est de 1,4 planète. Autrement dit, nous dilapidons en 10 mois ce que la nature prend un an à régénérer. »

Lire l’article complet d’Éric Moreault du Soleil.

Il est passé minuit. Je suis encore tout excité, retourné, ébaubi! Je ne réalise pas, je crois. Un vraiment beau cadeau de la vie!

Avec mon mandala L’Eau, après avoir vécu la joie d’être parmi les finalistes, je viens de remporter le prix pour l’arrondissement de Limoilou au Concours d’œuvre d’art de la Ville de Québec, édition 2009 (dans la catégorie Artistes non professionnels)! Je n’en reviens tout simplement pas. Je suis encore sur le coup de l’émotion… Vais-je bien dormir cette nuit?

Ce fut une magnifique soirée à la salle de réception de l’hôtel de ville de Québec, entouré de quelques amis chers, dont une autre finaliste, ma bonne amie Lucie.  J’y ai fait aussi de belles rencontres artistiques. Un peintre de l’Île Verte, Raynald, qui m’a fait cadeau d’un commentaire flatteur, un photographe, Michel Boulianne, membre du jury, qui est venu me féliciter chaleureusement et une autre peintre de Québec, Roxanne, qui, en toute confiance, m’a révélé l’histoire cachée et inusitée de son tableau. Il faut dire que je lui avais ouvert la porte en lui racontant une anecdote inédite sur mon mandala. Nous avons bien ri! Mais je garde le secret… Gnan gnan!

Bref, une soirée festive, qui me donne de l’élan et qui vient conforter l’artiste qui a besoin de croire un peu plus en ce qu’il fait, parfois.

Pour vous donner une idée, voyez plus bas l’œuvre lauréate. Imaginez-la dans un encadrement carré noir de jais entouré d’un chic passe-partout anthracite. Elle sera exposée dans la salle de réception de l’hôtel de ville de Québec jusqu’au 12 octobre 2009, et circulera dans plusieurs bibliothèques de la ville jusqu’au 5 mai 2010. Consultez le calendrier de l’exposition pour en savoir plus.

En somme, vous ne pouvez pas savoir la joie et la gratitude que je ressens! Cette chère Lucie me dit que j’ai grandi de quelques centimètres… en assurance et en solidité intérieure. En dedans, oui, il s’est passé quelque chose de magnifique et de grand. Qui me dit : maintenant, va de l’avant!

Et toutes mes félicitations aux autres artistes lauréats autant que finalistes! Continuons à répandre la beauté!

Mandala Eau

Mandala L’Eau
Marqueurs à dessin
52 cm x 52 cm

De mon observatoire

Vous savez quoi?

Depuis mon humble logis, au troisième étage d’un immeuble, je vois des paysages à couper le souffle.

Ce matin, j’ai pu observer, en contrebas, les bus bondés de penseurs défiler en vrombissant sur ma rue inondée de lumière.

Cet après-midi, devant ma fenêtre, j’ai vu le vent murmurer des secrets à mon tilleul, ce sage protecteur.

À la brunante, j’ai admiré l’océan des toits onduler sous les appétissants orangés du coucher de soleil.

Ce soir, au-dessus de l’ombre dentelée des arbres, j’aperçois la planète Jupiter flirter discrètement avec la Lune.

En fin de soirée, je verrai sûrement une étoile cachotière se glisser sous les lames des stores et nourrir le mystère.

Et cette nuit, je courrai à travers les champs touffus et infinis de ma conscience toute rêveuse…

Je viens de recevoir une enveloppe précieuse par la poste aujourd’hui. Un carton d’invitation pour une soirée en compagnie de monsieur le maire qui se tiendra à la salle de réception de l’hôtel de ville de Québec, le jeudi 17 septembre prochain. Pourtant, ce n’est pas mon genre… Je n’ai pas l’habitude de fréquenter les grands.

En fait, pendant mes vacances, il y a quelques semaines, alors que je regardais furtivement mes courriels, j’ai aperçu dans l’objet d’un message le titre « Concours d’œuvre d’art de la Ville de Québec ». Mon cœur a bondi dans ma poitrine. Mes mains se sont mises à trembler… Et j’ai lu les quelques lignes qui suivent, fébrile :

Monsieur,

Nous tenons tout d’abord à vous annoncer votre nomination à titre de finaliste du Concours d’œuvres d’art de la Ville de Québec. Le comité organisateur est très enthousiaste de la réponse du milieu artistique à cette quatrième présentation du concours. En effet, deux cent quarante-cinq dossiers ont été déposés, ce qui confirme le grand dynamise culturel de la ville de Québec…

J’ai relu deux fois le mot, puis une troisième fois encore… la mâchoire pendante! J’étais choisi. Un des mandalas que j’avais présentés lors de l’inscription au concours était retenu : mon mandala L’eau. Je n’en revenais pas. Je ne m’attendais à rien du tout. Et je figurais parmi les 24 finalistes de la catégorie des artistes non professionnels! Estomaqué, le gars! Pour une première, c’en est tout une…

J’ai couru annoncé cette nouvelle à mes amis qui étaient présents chez moi alors, réunis justement pour notre journée de créativité bimensuelle. Question de nous soutenir dans notre démarche artistique! Wow, quel timing!

Depuis ce moment mémorable, j’ai eu quelques autres sursauts de joie… J’ai appris qu’une photo de ma bonne amie Lucie avait été choisie elle aussi! Puis, j’ai fait encadré mon mandala, à la demande de la Ville, en vue de l’exposition lors de la soirée. Et ça lui donne vraiment de la gueule. Quelle sensation de regarder son premier tableau encadré! Pour l’instant, il est exposé chez moi… et il partira dans une semaine pour l’hôtel de ville où il sera soumis aux regards curieux et intrigués. Ouf, c’est énervant! Qu’en penseront-ils tous? Accepter avec confiance qu’il soit présenté au grand public… Confiance, oui! Et pour le prix (1 gagnant par arrondissement, au nombre de 8 dans notre belle ville!), on verra. Ce n’est pas là l’important…

Tout ça me fait réfléchir… Réfléchir à propos de mon goût de créer, et sur l’urgence d’approfondir cette voie sacrée. Déjà, juste d’avoir été retenu à titre de finaliste, c’est un cadeau magnifique que la vie me fait. Quel beau petit coup de pouce de sa part, n’est-ce pas? Je crois bien que je poursuivrai sur cette lancée : c’est maintenant nécessaire… D’ailleurs, plein d’autres idées de mandalas se bousculent dans ma tête.

Je les dessinais par plaisir, pour moi-même, sans croire qu’un jour une certaine forme de reconnaissance surgisse. Je continuerai à les concevoir par plaisir, pour moi-même, en me disant qu’ils pourront aussi faire la joie d’autres personnes tout aussi fascinées que moi par ces cercles qui, au sein du bouddhisme, symbolisent l’univers et, dans ma vie… traduisent un peu de mon monde intérieur.

Bref, à suivre, le jeudi 17 septembre prochain! D’ici là, je goûte cette joie sereine de l’artiste heureux… et l’excitation qui monte.

Je n’ai pas été attentif, cette année. Je n’ai pas pu m’attarder aux larmes de saint Laurent… J’étais peut-être trop occupé à être en vacances. Ou encore, la pluie abondante de cet été les a submergées et elles ont alors passé inaperçues. Pourtant, ces larmes ne laissent pas grand-monde indifférent!

Je parle bien sûr des Perséides, auxquelles on a attribué ce joli nom poétique parce que cette pluie d’étoiles filantes annuelles apparaît fidèlement aux alentours du 10 août, fête de ce saint associé au fleuve qui traverse nos terres. Mais je n’y ai pas été attentif, cette année. Dommage. Je regrette un peu.

Je me souviens en particulier d’une nuit d’août, passée sur un balcon, emmitouflé dans des draps chauds, à admirer le passage de ces fées flamboyantes. J’étais avec un ami. Des oh! et des ah! ont immanquablement surgi de nos bouches, devant ce spectacle parfois à couper le souffle, quand nous avions les yeux dirigés au bon endroit, bien entendu. Elles filent à toute allure, ces étoiles filantes! Mais il ne s’agit pas toujours de passages fulgurants : elles ne laissent qu’une petite trace seulement, parfois. Mais de temps en temps, de véritables bolides enflamment le ciel. À la surprise générale.

Ce qu’il y a de bien dans cette course folle, c’est qu’elle se déroule en tout silence. Ces étoiles qui tombent suscitent de grandes émotions, certes, mais de par leur discrète pétarade, elles font davantage appel à l’intériorité qu’à la faconde. À leur vue, une petite larme naît au bord de l’œil, en douce. L’émotion prend ses racines loin en nous, émerveillés sommes-nous de tant de beauté gratuite.

On sait aujourd’hui que MM. Swift et Tuttle ont quelque chose à voir avec cette pluie. C’est eux qui ont découvert que ces étoiles filantes provenaient de l’entrée dans l’atmosphère de légers débris d’une comète périodique à laquelle ils ont donné leur nom. Alors que ce soit les larmes de saint Laurent ou les débris de MM. Swift et Tuttle, peu importe. Ce qui importe, surtout en cette Année mondiale de l’astronomie, c’est que cette manifestation céleste élève encore l’âme et suscite tout autant la curiosité et le goût de percer les mystères de l’univers. Voilà ce que je regrette un peu d’avoir manqué, cette année. Mais bon, je ne suis pas en larmes pour autant.

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