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L’argent, l’argent…

Trop de gens dépensent l’argent qu’ils n’ont pas
pour acheter des choses qu’ils ne veulent pas
pour impressionner des gens qu’ils n’aiment pas.

Will Rogers

Cette année, la Journée sans achat aura lieu le vendredi 27 novembre 2009. Pendant 24 heures, « résistez à la tentation »!

BND_resist_Nov27

www.adbusters.org

L’exposition voyage

Mon mandala L’eau (voir le billet Toute une surprise : je suis lauréat!) est exposé à partir d’aujourd’hui 12 novembre à la bibliothèque Félix-Leclerc − 1465, rue de l’Innovation, à Québec −, et ce, jusqu’au 29 novembre prochain.

Si vous allez y jeter un coup d’œil, vous me le faites savoir… D’accord?

Cercle de vie

sur une carte du ciel dépliée
je cherche la lumière
des cercles que tu dessines

les échos de tes sphères
rejaillissent sans cesse
sur les rangées d’arbres fiers

ta voix est pénétrante de vie
ton espace ouvert aux infinis
ton chemin celui de la terre

ours écureuils mouffettes élans
tapissent ta chevelure noire
et dansent ton chant sacré

ma raison d’être circule en mes veines
tu me dis de la tracer sur papier
pour y déployer la voie rouge

un chemin de beauté m’appelle
comme une spirale de vie enroulée
autour de ma taille et de mon cœur

mais attristé, je m’y refuse parfois
la peur m’attache au tronc
je flaire trop de passages inconnus

cependant je sais que tu marches avec moi
je suis lentement les jours lumineux
qui se déroulent devant nos visages

car un grand esprit m’anime
un mystère m’entraîne dans la ronde
mon âme se secoue au son vibrant du tambour

Mon mandala L’eau (voir le billet Toute une surprise : je suis lauréat!) est exposé à partir d’aujourd’hui 18 octobre au domaine de Maizerets − 2000, boul. Montmorency, à Québec −, et ce, jusqu’au 7 novembre prochain.

Si vous allez y jeter un coup d’œil, vous me le faites savoir… D’accord?

Pensez-y bien!

Voici une photo du portail du cimetière de Pont-Rouge prise lors de ma randonnée de la fin de semaine dans la région de Portneuf. De quoi faire sourire… et réfléchir!

Pensezybien

Saviez-vous que…

1. Dans l’usage courant, le nom alternative est souvent utilisé de façon inappropriée. Quand on écrit, par exemple : « Il nous faut proposer une alternative écologique au mode de vie consumériste », on en fait un emploi fautif, même si l’on est d’accord avec le propos! Le mot alternative est un anglicisme au sens de « solution de rechange ». En français, une alternative représente une situation où il n’y a que deux possibilités opposées, un choix entre deux éventualités. Perdre ou gagner son pari, voilà une alternative. Mais on peut proposer sans problème une solution de rechange écologique à nos modes de vie axés sur la consommation et l’exploitation des ressources…

Pour ce qui est de l’adjectif alternatif/alternative, on peut cependant l’utiliser pour désigner « un mode de vie plus adapté à l’individu que celui de la société industrielle » (Multidictionnaire). On parlera d’un mode de vie alternatif ou d’une philosophie alternative, par exemple. Mais à médecine alternative, on privilégiera toujours médecine douce. Bref, on n’a qu’une alternative : bien employer ce mot, ou l’utiliser à tort et à travers…

2. Eh non! il n’y a pas de « z » dans le mot vingt… Désolé! Et pourtant, on entend souvent, à l’oral, un drôle de zézaiement : « vingz écoles, cent vingz enfants… ou deux cent vingz amis Facebook! » Ouf! Il est temps de redonner au mot vingt son « t » — comme dans « ton thé t’a-t-il ôté ta toux? » — devant une voyelle. Et qu’il retrouve sa san… té avec un « thé » avant vingt années!

3. Après le zézaiement, je cible le bégaiement. Et d.. de quoi va-t-on parler? De « de »! Voyons cette phrase : « L’organisme a besoin de d’autres personnes à l’occasion pour s’occuper de d’autres projets. » Bien sûr, on retrouve ici le réflexe (normal) de prononcer et la préposition « de » suivant un verbe transitif indirect et l’article partitif accompagnant « autres ». Mais par euphonie, la préposition et le déterminant partitif se confondent. « De » se suffit donc amplement à lui-même! Ainsi, on dira sans hésiter : « On a besoin d’autres personnes à l’occasion pour s’occuper d’autres projets. »

Présentement, je suis un cours vraiment fascinant sur l’héritage spirituel amérindien, donné par un philosophe que j’aime beaucoup, mon maître à penser en quelque sorte : Jean Proulx, auteur de La Chorégraphie divine (1999; réédité en 2008), d’Artisans de la beauté du monde (2002) et, plus récemment, du Dieu cosmique : À la recherche du Dieu d’Einstein (2008), coécrit avec Jacques Languirand. La vision cosmologique et spirituelle des autochtones est des plus inspirantes. La nature et l’univers sont bienveillants et vivants et enseignent l’humain, qui en tire des leçons de sagesse.

Une pensée, toute simple, m’a nourri ce matin, un brin de sagesse qu’on aurait intérêt à comprendre et à vivre en profondeur, avec ce que ça implique pour nos façons de vivre. Je vous la livre ici.

La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre.

Changement de perspective. Une vision qui me rejoint profondément. Moi, l’amoureux de la nature et de l’univers. Profonde appartenance de l’humain à la Terre d’abord. Il ne se situe pas au-dessus! Comment peut-on continuer à prendre avec avidité à la Terre-Mère qui nous porte et nous nourrit, selon ce point de vue?

« C’est le 25 septembre 2009 que les habitants de la Terre commencent à dilapider les ressources naturelles pour les générations futures, et ce, jusqu’à la fin de l’année. Notre empreinte écologique en ce jour du dépassement (earth overshoot day) est de 1,4 planète. Autrement dit, nous dilapidons en 10 mois ce que la nature prend un an à régénérer. »

Lire l’article complet d’Éric Moreault du Soleil.

Il est passé minuit. Je suis encore tout excité, retourné, ébaubi! Je ne réalise pas, je crois. Un vraiment beau cadeau de la vie!

Avec mon mandala L’Eau, après avoir vécu la joie d’être parmi les finalistes, je viens de remporter le prix pour l’arrondissement de Limoilou au Concours d’œuvre d’art de la Ville de Québec, édition 2009 (dans la catégorie Artistes non professionnels)! Je n’en reviens tout simplement pas. Je suis encore sur le coup de l’émotion… Vais-je bien dormir cette nuit?

Ce fut une magnifique soirée à la salle de réception de l’hôtel de ville de Québec, entouré de quelques amis chers, dont une autre finaliste, ma bonne amie Lucie.  J’y ai fait aussi de belles rencontres artistiques. Un peintre de l’Île Verte, Raynald, qui m’a fait cadeau d’un commentaire flatteur, un photographe, Michel Boulianne, membre du jury, qui est venu me féliciter chaleureusement et une autre peintre de Québec, Roxanne, qui, en toute confiance, m’a révélé l’histoire cachée et inusitée de son tableau. Il faut dire que je lui avais ouvert la porte en lui racontant une anecdote inédite sur mon mandala. Nous avons bien ri! Mais je garde le secret… Gnan gnan!

Bref, une soirée festive, qui me donne de l’élan et qui vient conforter l’artiste qui a besoin de croire un peu plus en ce qu’il fait, parfois.

Pour vous donner une idée, voyez plus bas l’œuvre lauréate. Imaginez-la dans un encadrement carré noir de jais entouré d’un chic passe-partout anthracite. Elle sera exposée dans la salle de réception de l’hôtel de ville de Québec jusqu’au 12 octobre 2009, et circulera dans plusieurs bibliothèques de la ville jusqu’au 5 mai 2010. Consultez le calendrier de l’exposition pour en savoir plus.

En somme, vous ne pouvez pas savoir la joie et la gratitude que je ressens! Cette chère Lucie me dit que j’ai grandi de quelques centimètres… en assurance et en solidité intérieure. En dedans, oui, il s’est passé quelque chose de magnifique et de grand. Qui me dit : maintenant, va de l’avant!

Et toutes mes félicitations aux autres artistes lauréats autant que finalistes! Continuons à répandre la beauté!

Mandala Eau

Mandala L’Eau
Marqueurs à dessin
52 cm x 52 cm

De mon observatoire

Vous savez quoi?

Depuis mon humble logis, au troisième étage d’un immeuble, je vois des paysages à couper le souffle.

Ce matin, j’ai pu observer, en contrebas, les bus bondés de penseurs défiler en vrombissant sur ma rue inondée de lumière.

Cet après-midi, devant ma fenêtre, j’ai vu le vent murmurer des secrets à mon tilleul, ce sage protecteur.

À la brunante, j’ai admiré l’océan des toits onduler sous les appétissants orangés du coucher de soleil.

Ce soir, au-dessus de l’ombre dentelée des arbres, j’aperçois la planète Jupiter flirter discrètement avec la Lune.

En fin de soirée, je verrai sûrement une étoile cachotière se glisser sous les lames des stores et nourrir le mystère.

Et cette nuit, je courrai à travers les champs touffus et infinis de ma conscience toute rêveuse…

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